« Monsieur, le mouton, il a quoi sous sa laine ?
— De la laine, évidemment, Plikou.
— Et si on tond le mouton, le mouton il disparaît ?
— C'est parfaitement possible, Plikou. Mais ne t'avise jamais de commettre pareille bêtise, ou tu auras de mes nouvelles. »
Rasez-moi toute ces statues de moutons.
Un Tamerlan rapide, ça sentirait rapidement le grillé.
Tarmerlano, le personnage éponyme de l'opéra de Haendel, porte un chapeau à plumes et passe des heures à chanter des trucs interminables en italien. À la fin, le sultan Bajazet boit du poison. Mais Asteria et Domenico peuvent quand même se marier. J'ai trouvé ce spectacle assez sympa, bien qu'un peu long, surtout depuis le début. Mais il faut comprendre Haendel. Il avait des tas de notes de musique à caser. Et je suis sûr qu'il a fait ses meilleurs efforts pour que ça soit court. Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé ses entractes. Des sortes de coupures de 25 minutes environ pendant lesquelles personne ne chante ni ne joue d'aucun instrument. Ce Haendel, il savait vraiment y faire.
Un remarquable sextain composé par un lecteur éclairé du « Mouton tarbais ».
Et si le
Toubon t’armait ?
Et si le bouton t’armait ?
Avec le bar tout montait ?
Et si le moutard tombait ?
T’es tard, mon bout ?
Têtard ! Bon mou !
Mikaël H.
Note
Il nous semble intéressant de signaler, dans un souci d'une meilleure approche herméneutique du dispositif poétique ici proposé, que ce sextain n'est pas sans rappeler certaines formes du motet tardo-médiéval que Bernard Vecchione étudie avec brio dans son Entre Rhétorique et Pragmatique : L'innovation sémantique dans les ouvres musicales de nature argumentative (1997). « Il s’ensuit, indique Vecchione, que le discours que produit le motet médiéval est un discours complexe, mais qu’il possède en plus une nature composite. Il n’est pas que fiction, mais parle aussi de la réalité ; il n’est pas que narratif, mais se déploie aussi, et essentiellement, comme un discours rhétorique, une argumentation. Il ne se manifeste pas que par son paraitre, la surface de ce qui s’affiche par lui immédiatement ; mais aussi par tout cet ensemble de dimensions cachées, réseau complexe de « sous-textes » (littéraires autant que musicaux) et d’ « inter-textes ».« Épaisseurs multiples des inscriptions, régime de discursivité composite (discours factuel et discours de fiction tout à la fois), genre de discours composite aussi (tout à la fois rhétorique et narratif, figuratif), la discursivité du motet offre l’un des exemples les plus complexes de discursivité formée dans l’humanité ».
Au royaume de l'à peu près, le précis n'est pas roi.
« Dis-moi, jeune Quentin, quand tu vois ta copine Dorothée se précipiter sur toi, ivre de rage, parce que tu ne cesses d'avoir des renvois gastriques, que fais-tu ?
— Je n'arrête pas Dorothée. »
Un peu d'humour de haut niveau permet de désamorcer efficacement tous les vilains conflits qui nous empoisonnent l'existence.
« Vous ne m'avez pas dit bonjour. C'est de la discrimination. Tout ça parce que je suis Blanc.
— Et si je vous dis " prout " ?
— Là, ça va.
— Excellente journée à vous, donc.
— Pareillement, monsieur. »
Je ne suis pas de nature soupçonneuse, mais quand la ficelle est trop grosse, désolé, je laisse libre cours à mon ironie la plus mordante.
Le serveur de ce restaurant oriental me verse du thé. Mais je ne me laisse pas impressionner par son manège. Car je sais, qu'au préalable, l'habile individu a pris soin d'emplir sa théière avec de l'eau bouillante et quelques feuilles de thé. Je lui en ai fait la remarque. Vous auriez vu son air piteux !
Le respect de certaines règles élémentaires de savoir-vivre permet d'éviter les confrontations inutiles et désagréables, tout en préservant une qualité de sieste optimum.
Vous m'avez prévenu que vous ne me préviendriez pas. J'apprécie, de votre part, cette marque de politesse et n'ai donc pas été inquiet de ne pas vous voir à notre rendez-vous de 19h30 auquel, moi-même, je ne me suis pas rendu.
Oui, un escargot pourrait, éventuellement, émettre une opinion similaire.
Aimes-tu le goût du tatou rôti dans ses écailles ? Non ? Mais alors tu penses exactement comme un tatou !
Risquer un bonne trempe pour des histoires de biscuit n'a rien de bien sexuel.
« Si tu me donnes pas tes Granola, je te défonce la tronche.
— Fais pas ça, ou je t'explose les chocos.
— On va essayer de se comporter en gentlemen. Disons que je t'échange quatre galettes bretonnes au beurre contre deux Granola. Ça marche ?
— Non, je vais t'exploser les chocos.
— Disons six galettes contre deux Granola.
— Non.
— Tu n'es pas accommodant comme garçon. Les chocos, tu me les brises menus, si tu me passes l'expression.
— T'inquiète, je te donnerai un ramasse-miettes. Ouha, ha !
— Ha, ha ! On rigole, c'est super.
— Ouha, ha, ha !
— Maintenant on va discuter pour de vrai. File-moi tes Granola ou je t'écrase les Granola.
— Tu veux dire les chocos ?
— Je t'écrase les vrais Granola.
— Mais c'est pas loyal.
— Tu refuses ?
— Tu es le pire salopard que j'aie jamais rencontré.
— Merci pour les Granola. Et pour le ramasse-miettes, c'est gentil, mais garde-le pour te ramasser toi-même. Ha, ha ! »
Mets l'effoi dans ta poche et bois du chocolat chaud en lequel tu as pleinement confiance, petit.
Oui, j'ai lu La Vallée de la Peur, de Sir Arthur Conan Doyle. Et je réside dans une vallée où, effectivement, j'ai très peur. Inutile de vous dire que l'ouvrage précité m'a profondément ennuyé.
Nous sommes liés par nos liens, ce me semble.
J'ai plombé ton chauffage et chauffé ta plomberie. M'en voudras-tu, cependant ? J'ai pété ta douche, mais pas dans tes draps, ce qui constitue un moindre mal. Tes valises sont sous mes yeux et tes jambes à mon cou. Allons-nous encore, bêtement, nous disputer ? Où accepteras-tu de me donner ton avis afin que j'aille le négocier sur le marché des changes où hurlent les enfants en bas-âge ? Je pourrais aussi prendre ta tension et m'empresser de la remettre aux compétents ingénieurs en charge de la construction du pont suspendu qui doit relier les deux rives lointaines de nos opinions respectives. Mais je préfère te laisser enduire tranquillement tes lèvres de gloss. Ta façon à toi de faire briller ton intelligence.
Les prods de Masta c'est du lourd, surtout quand les bacs sont en plastique.
Voici donc un jeune qui se lance dans la production musicale. Une initiative, ma foi, fort sympathique, et que nous ne manquerons pas, sur cette antenne, d'encourager comme il se doit. Kubik Masta 8, c'est son nom de scène, nous délivre de la messy soul particulièrement inspirée et ne refuse pas qu'on rattache également son travail à l'indie rap. Nous avions prévu une petite causerie à l'antenne, mais Kubik, en choisissant, au dernier moment et sans prévenir, de ne pas venir dans nos studios, nous a pudiquement fait comprendre qu'il était timide. En revanche, j'ai en face de moi Stupid Krime, l'un de ses bons camarades, qui ne souhaite pas, lui non plus, prendre la parole à l'antenne mais qui, néanmoins, me fait dire que les sons de Kubik déchirent « la viande rouge ». Nous prenons bonne note de cette critique élogieuse et enchaînons sans plus tarder, non pas sur un morceau de Kubik Masta 8 (puisque celui-ci devait apporter ses propres enregistrements), mais sur Canard Global des Ragondins CGT, un sympathique groupe de punk-musette qui nous vient de Lyon.
Nettoyer c'est bien, mais respecter la tranquillité d'autrui, c'est bien.
Un employé de mairie, équipé d'un souffleur à feuilles, m'a fait « coucou » par la fenêtre du 15e étage. Croyez-vous que j'en fus surpris ? Je l'avais entendu venir, avec le boucan de son moteur.
Tous ces petits messieurs qui se poussent du col et tentent de se donner de l'importance sont, ma foi, de bien piètres zigotos.
Ne pinaillez pas sur les détails, parce que, à force, monsieur, plus vous essayez d'être précis, moins on les voit vos détails. Et dans le même temps, vous-même, oui monsieur, devenez un détail que nous ne distinguons plus. Pour le moment, vous avez les dimensions d'une miette de biscotte, et j'avoue que, coincée dans les plis du ventre, une miette dure comme ça, elle gratte. Mais quand votre manie du « toujours plus de précisions » vous aura emporté plus en profondeur, vous serez à peu près aussi volumineux qu'une molécule, et là, ça ne grattera plus du tout, et vous serez déçu. Dépêchez-vous de nous répondre car, bientôt, notre puissant système d'amplification ne sera plus à même de capter vos propos (désiroires). Et par pitié, ne venez pas nous ressortir l'histoire de David contre Goliath ou de la Puce et du Lion car, cher monsieur, eh bien nous, tel que vous nous voyez, n'avons la prétention d'être ni des géants ni des fauves. Vous voilà, du coup, bien embarrassé. Et c'est tant mieux.
Ça ira mieux quand les escarpins, de nouveau, seront de saison.
Enlève tes bottes, ma belle, je ne vois plus ton menton.
V-rifié
C'est un phénomène scientifiquement établi : prenez un groupe de jeunes touristes japonaises rieuses et agitées qui se font prendre en photo par une copine. Dans 100% des cas, au moins l'une d'elles lèvera la main en formant un "V" avec l'index et le majeur.
Être prétentieux n'est pas en soi un défaut, pour peu qu'on se prenne des claques dans la gueule autant de fois qu'il est nécessaire.
Si je mets mon profil en libre accès, je fais tomber les serveurs de Facebook
C'est Simone de Bougeoir qui l'a dit.
Si la littérature n’est pas un sujet qui mérite que l’on monte sur ses grands chevaux, alors à quoi bon continuer l’équitation ?
Ce n'est pas un mauvais bougre, surtout quand il range son bol de céréales dans le lave-vaisselle.
Vous mangez des beignets. Bravo. Très bien. Mais avez-vous songé, au préalable, à prononcer votre discours à la tribune des Nations Unies ? Comment ? La porte était fermée ? Et vous avez eu peur du pompier en uniforme ? Mais mon garçon, rendez-vous compte. Cela ne va pas aller du tout. J'espère que, désormais, vous allez vous montrer plus raisonnable. N'oubliez pas que le club compte sur vous pour porter bien haut ses couleurs lors du prochain lâcher de lapins de Montréal. Maintenant, disparaissez. Allez vous détendre. Tenez, je vous donne 2 tickets-restaurants. Espèce de chenapan au coeur d'or, va !
Refusons, ensemble, d'être pris pour des charlots.
Je marchais dans la rue et soudain qu'est-ce que je vois, scotchée sur le poteau d'un lampadaire ? La photo d'une tête de chat avec ce texte : Je m'appelle Driver, j'ai cinq mois, j'ai un pelage gris avec une tache blanche sur le front et mes propriétaires sont sans nouvelles de moi depuis le 11 février 2010. Si vous m'avez vu ou si vous m'avez recueilli, merci d'appeler le 01 42 92 81 05. Excusez-moi, mais je me demande de qui on se moque. Un chat qui colle des photos de lui dans la rue et qui prétend qu'il est perdu ? Et qui connaît le numéro de téléphone de ses maîtres ? Arrêtez, stop, ça suffit. Cessons ainsi d'abuser de la naïveté — et de la bonne volonté — des gens honnêtes qui travaillent et se lèvent tôt le matin. Et que ce Driver, s'il lit ce billet, sache que sa petite blague ne fait rire personne.
On parle de moi en 1857 mais je ne suis pas d'accord.
Dans un poème pompeusement intitulé La danse macabre un certain Charles Baudelaire se permet d'écrire :
La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.
Excusez-moi de protester quelque peu. Je suis un garçon joyeux et optimiste et ne tiens pas à être dissimulé par je ne sais quelle ruche ou ruisseau. En conséquence de quoi, j'ai envoyé un vigoureux mail de protestation à ce Baudelaire (charles.baudelaire@club-internet.fr). Je ne me fais pas d'illusions. Il ne répondra pas, ce pleutre. Si vous connaissez son Facebook, pourrissez-le de ma part.
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