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Avoir les deux pieds dans le même sabot ne favorise pas la mobilité

Furieux et scandalisé, je suis revenu dans cette boutique de vêtements où un vendeur indélicat a réussi à me faire acheter un pantalon avec deux jambes gauches. Mais l'animal, le saligaud, le malhonnête, n'a rien voulu savoir. Il a osé me dire en face que le pantalon était normal. D'autres employés sont venus vérifier la conformité du pantalon et ont donné raison à leur collègue (et complice). Je suis reparti, terriblement humilié. Pouvez-vous me dire ce que je vais faire avec ce truc ? Le transformer en short ne résoudrait pas le problème, vous vous en doutez bien. Et je ne suis pas assez naïf (ou tenace) pour le mettre en vente sur eBay dans l'espoir qu'un individu doté de deux jambes gauches souhaite en faire l'acquisition. Ces gens-là vont dans des magasins spécialisés où ils trouvent tout ce dont ils ont besoin. Je hais cette société marchande consumériste et malhonnête qui est la nôtre.

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Prends du retard sur ta jeunesse.

Ne rate pas le lendemain d'avant.

Le Gaulois, 29 janvier 1912

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Un auditoire dissipé fait cependant masse.

Vous êtes un garçon, assurément, très-facétieux. Cela ne signifie pas, pour autant, que vous apparteniez à la catégorie des diamants. Ne confondons pas, s'il vous plaît, facettes  et facéties. Des voix discordantes, venues de je ne sais  où, me rétorquent d'une façon un peu trop arrogante à mon goût qu'il est tout à fait possible de trouver des diamants facétieux, combinant, donc, facettes et facéties. Ha, ha ! J'aimerais que ces remarquables contradicteurs me citent des exemples afin d'étayer, un tant soit peu, leur singulier propos. Que me dit-on là, au fond ? De quoi ? On me conte l'histoire — évidemment véridique (laissez-moi pouffer) — d'une maman diamant qui en félicite une autre en déclarant que son fils est « extrêmement brillant » car il a obtenu un diplôme universitaire de niveau « bague plus cinq ». Excusez-moi d'être direct, mais ce que vous racontez là me consterne considérablement. Seriez-vous détenteur d'un exemplaire du recueil 100 blagues - Le Magazine du Rire (Éditions Piero1, 1993) d'où vous auriez extrait cette navrante faribole ? Vous me répondez, de façon un peu vive (ce qui montre votre malaise), que vous travaillez dans une bijouterie en tant que vitrine d'exposition et que — je vous cite — « les secrets des bijoux n'ont aucun secret » pour vous. Est-il nécessaire de vous indiquer que les vitrines des bijouteries n'ont pas de bouche, ni d'yeux, ni d'oreilles ? Et que, par conséquent, vous ne pouvez être ce que vous prétendez être ? Non, c'est trop facile, ne me faites pas le coup des larmes et de l'indignation. Cela contribue , encore plus, à torpiller vos affirmations. Et ne provoquera aucun mouvement de sympathie de la part des montres-bracelets présentes dans la salle, excédées, comme vous le savez bien, par la suffisance des bijoux et de leurs vitrines. Oh non, vous n'avez pas que des amis. Trouvez-vous un auditoire qui a les mêmes préoccupations que vous. Tentez votre chance, par exemple,  dans l'auditorium  voisin où, je crois, se tient un symposium de colliers. De colliers de chiens, je précise. Hu, hu ! Vous avez l'air déçu, on dirait. Votre mine déconfite me donne presque envie de ne pas vous demander de quitter la salle. La compassion me gagne. Et  pourtant, vous le savez comme moi, nous autres, les capots moteurs de berlines diésel, ne sommes pas réputés pour notre sensiblerie. Oublions ces histoires de facettes et de facéties et parlons plutôt de trucs lisses. Non pas des lycées, madame, et encore moins des lys, jeune homme. Décidément, je me retrouve aujourd'hui avec un contingent de fieffés plaisantins. Bon. Je propose que nous en restions là. Merci d'être venus. Je vais, pour ma part, rejoindre ma voiture et m'échapper de l'univers statique et médiocre où vous semblez vous complaire. Inutile de vouloir me blesser en me traitant d'infâme kapo. Celle-là, on me l'a faite un nombre de fois incommensurable. Et vous, là, devant, le coffre-arrière, taisez-vous.

1- Directeur : Pierre Cordier

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Et des rayures verticales n'y changeront rien.

Ces pommes sont factices, pourtant.
Jean-Pierre ne parvenait toujours pas à trouver le moyen de vivre
une sexualité apaisée avec les femmes blondes à bottes.

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Des enfants gâtés, c'est tout.

On voit fleurir dans les capitale du monde entier des rassemblements de contestataires qui se font appeler « les indignés ». Indignés de quoi, s'il vous plaît ? De la « crise financière », paraît-il. Ce qui nous vaut le droit de voir des groupes vociférants faire le siège de  Wall Street. Mais, dites-moi, c'est facile de jouer les rebelles avec des pancartes et des microphones. On hurle des slogans, on fait du camping urbain et, comble de la gloriole, on se fait botter le cul par les forces de l'ordre. Si les « méchants financiers » vous confiaient dès demain la gestion des masses immenses de capitaux dont ils ont la charge, vous seriez, comme qui dirait, tout décontenancés. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que cet afflux subit et considérable de vrai argent dans vos petites mains revendicatrices créerait chez vous un violent mouvement de panique. Et c'est normal. Vous n'avez pas l'habitude. Pour la plupart, vous êtes des étudiants ou des salariés issus des classes moyennes. Dès qu'un chèque atteint les six zéros, vos petits cœurs de moineaux se mettent à battre la chamade.« Mon dieu, que vais-je faire de tout cet argent ? Dois-je l'investir ? Le dépenser ? À qui demander conseil ? » Vous seriez, dès lors, vous tous les petits scandalisés, bien loin de vos pancartes et de vos flashmobs protestataires. Pauvres nouveaux riches écrasés par le poids de la fortune. Alors soyez raisonnables. Laissez la finance aux financiers et restez dans ce que vous savez faire : l'indignation infantile et le blabla improductif !

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Une interprétation, pour le moins originale, de la dernière rencontre Sarkozy-Merkel.

« Un spectacle de marionnettes, peluches à poils et à bulles de savon pour les petits de deux à six ans. Non ! Il ne faut pas boire avant d'aller dormir, c'est maman qui l'a dit ! Mais Bébé Ours est un petit malin... Il sera transporté dans les océans peuplés de créatures aussi drôles que surprenantes et, au-delà du miroir des rêves; il rencontrera des mondes insoupçonnés. Cependant qu'au réveil, une petite catastrophe sera au rendez-vous... »

source : Centre culturel Jean Vilar , Marly-le-Roy

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Dans la solitude automnale des sous-bois enchanteurs de l'Auvergne immémorielle

Relou.
On rêverait— mais c'est là chimère d'idéaliste
— qu'un représentant (courageux) de la distillerie du Birlou vienne, ici, nous expliquer, bien en face, en quoi consiste précisément le mystère de la châtaigne et pourquoi la pomme ne pourrait y prétendre.

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Trop n'est pas suffisant pour ne pas en avoir assez.

Maintenant, il faut choisir. Soit découvrir des tas de nouveaux trucs sur internet, soit s'intéresser à des tas de nouveaux trucs.

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Les balles sont dans leur camp

La récente décision de l'actuel Président de la République d'équiper les fusils à pompe avec des policiers aidera-t-elle à résoudre les problèmes dans les quartiers difficiles ? Il fallait que la question fût posée.

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Veux-tu jouer à Kache-Kokin ?

Il y a un malin qui se dissimule
Observe attentivement ces deux amusants personnages.
L'un d'eux dissimule sa véritable identité au moyen d'un accessoire de déguisement habilement utlilisé. Ne te précipite pas pour donner ta réponse. Prends le temps de bien observer la photo, dans ses moindres détails. N'hésite pas, le cas échéant, à demander conseil autour de toi. Tu es prêt ? Alors... à toi de jouer !

cc - tourismemauricie.org
http://www.flickr.com/photos/mauricie/4037332912/

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Non, avec ce film, tu n'es pas en sécurité.

Non ne regarde pas
Au bout de 27 minutes
maximum, une énorme tristesse vous envahit et vous perdez goût à la vie.

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Je suis pire que moi

Vous êtes un paltoquet, un m'as-tu-vu, un jean-foutre, un mange-crotte, un hurluberlu, un gredin, une fouille-merde, un traître, un saligaud et un imbécile. Vous me dites que je ne suis, pour ma part, qu'un gros connard doublé d'un abruti. Et alors ? En quoi cela me rend-il inférieur ? Vous a-t-on dit, par exemple, que j'étais aussi un caractériel, un minable, un psychopathe et un casse-couilles ? Vous ne le saviez pas ? Alors, de grâce, renseignez-vous avant de venir agiter sous le nez des gens vos petites vantardises minables.

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Cow-voiturage

Il me semblait que le co-voiturage consistait, au moyen d'un dispositif spécial dont j'ignore tout, à conduire seul plusieurs voitures afin de les acheminer sur leur point de vente, un peu comme les cow-boys de l'Amérique du Nord du XIXe siècle avec leurs troupeaux de vaches. Aurais-je mal compris ?

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Le sommeil industriel peut vous fournir un repos d'une qualité irréprochable.

Vous êtes le propriétaire satisfait d'un hôtel prospère et vous annoncez fièrement que votre établissement possède une capacité de 86 lits. Mais moi, je ne me laisse pas impressionner et je vous demande, droit dans les yeux, sans ciller une seule seconde, si dans votre prétendu hôtel de grande classe, il y a des chambres. Il est facile, en effet, d'entasser 86 lits dans un quelconque hangar et de venir, ensuite, faire l'important dans les salons professionnels.

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Vole ce qu'on te donne, bon sang.

Depuis des années, voire même des mois, une question me turlupine. Quand, dans les rayons de votre supermarché, vous repérez un flacon de shampooing  ou un paquet de céréales sur lequel des lettres rouges vous annoncent « 25% de produit gratuit », qu'est-ce qui vous empêche, oui qu'est-ce qui vous empêche de récupérer ces 25% et de partir sans rien payer, en toute légalité ? Sommes nous tous, à ce point, de veules consommateurs décérébrés pour qu'aucun d'entre nous n'ait eu l'intelligence de procéder à cette opération ?

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Ma place devant le plasma

Si je m'entraîne à ne pas quitter des yeux mon écran de télévision, pensez-vous que je pourrais candidater pour un emploi dans la télésurveillance ? Répondez-moi franchement.

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Gentille amazone

Les nouvelles liseuses vont-elles avoir beaucoup de lectrices ?

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Il n'est pas chrétien d'être fumasse.

Choquer ainsi ces pauvres gens
Sans même prendre la peine de dire « Au revoir » ou « Salut », Tony, le rat géant tabagique, avait quitté rageusement la salle du trône.


Jean-Paul Laurens,L'Excommunication de Robert le Pieux, 998 (1875)
© Photo RMN - H. Lewandowski

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Éclairez notre lanterne, Terry (12)

Courrr-Roy

Le juge de transmission est jugé à son tour. Mais il ne démissionne pas car il aime (trop) son travail. Je crois que cela doit être salué, alors même qu'on essaie de salir un honnête homme. Et pire, d'atteindre à travers lui la Personne de la Présidence Suprême. Heureusement qu'il reste dans notre pays des hommes d'honneur…

Texte, et son titre, élaborés en toute liberté par Thierry.

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Ton tutu est à toitoi

Si je mange des cygnes laqués, acquerrai-je des capacités particulières pour devenir danseuse classique, de préférence dans une œuvre de Tchaïkovski ?

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