APPAS

Ne pas voir ce qu'on n'a pas vu, nous prive de bien des découvertes, pour le coup.

Votre excellente critique me donne envie de lire ce roman que je n'ai pas relu.

La boîte à hiver que la mère Castor m'a demandé de chercher, je l'ai trouvée.

Après un COMBAT victorieux contre la peur du NOIR, je me suis faufilé dans le SILENCE du GRAND souterrain qui court sous mon JARDIN. Et là, l'œil étonné de ma CAMÉRA a découvert, sous une lueur de LUNE, cette boîte à hiver au SOUPIR glacé. Une joyeuse AGITATION m'a pris. J'ai eu envie de DANSER tout en buvant un VERRE de vin NOUVEAU. Mais la boîte était vide. Pas même une bouteille d'EAU.

> voir le billet de la mère Castor qui m'a obligé à faire le clown sous terre.

Sauver des vies, c'est ce que je kiffe de faire.

Ayant laissé, sans plus de façons, le glouniot léviter, il vola au secours de Dorothéa et tenta de mettre en pratique, du mieux qu'il put, ses récentes leçons de secourisme en milieu jurassique.

Ted Shawn et Gloria Swanson dans Vision of Love une séquence extraite du film de Cecil B. De Mille Don't change your husband (1918).
http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/id?DEN_0680V

C'était pourtant une bête d'excursion.

Il venait de trouver le glouniot que Dorothéa désirait tant. Mais celle-ci, prise d'une panique inexplicable, cherchait maladroitement à quitter les lieux. « Qu'elle se barre, songea-t-il, philosophe. Ça m'en fera un pour moi tout seul.»

Ted Shawn et Gloria Swanson dans Vision of Love une séquence extraite du film de Cecil B. De Mille Don't change your husband (1918).
http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/id?DEN_0679V

Stupéfiant ping-pong

En 1940, les Américains approvisionnent leurs troupes en morphine grâce à des champs de pavot qu'ils ont plantés au Mexique, dans les montagnes de la Sierra Madre. Aujourd'hui, les narcotrafiquants de la Sierra Madre approvisionnent en drogue les petits enfants des soldats de 1940.

"Rivage des Syrtes", qu'il disait, Gracq.

Serions-nous endormis dans le grand confort occidental ?

La conférence "Clud Computing et Virtualisation" a rassemblé un public nombreux qui n'a pas hésité à poser de nombreuses questions aux différents intervenants.

« Bonjour l'ami, je cherche le Forum Entreprises et Nouvelles Technologies. »

John Gadsby Chapman (1808-1889)
The Roman Campagna
Craie noire, 1864
Metropolitan Museum of Art (New York, États-Unis)

L'impolitesse incarnée

Pour ma bénigne opération au pied, l'anesthésiste m'a endormi le gros orteil. De ce fait, nous avons dû subir, pendant toute la durée de l'intervention, un tonnerre de ronflements proprement insupportables.

Les troubles du caractère ne favorisent pas la lecture.

Pour déchiffrer les textes écrits en russe, j'ai trouvé le truc. Il suffit de les lire dans un miroir. Trop tope, comme astuce.

Comme si carnaval ça pouvait être tous les jours !

Une loi sérieuse visant à interdire les vêtements dissimulant le visage, tant de la part de certaines femmes musulmanes que des jeunes présents dans les émeutes et manifestations, est plus que jamais, urgente.

Sir Henry Raeburn (1756-1823)
Mrs. Colin Campbell of Park
Huike sur toile
Glasgow Art Gallery and Museum (Royaume Uni)

Bientôt, peut-être, un ovin chez vous

Les premiers moutons sortent du bois. Deux partent pour Paris et un s'envole pour le Canada. N'hésitez pas, à votre tour, à soutenir ce sympathique mouvement de transhumance. > aidez les braves bestioles

(grimace)

Je jure de brûler la prochaine interview de groupe de rock où je verrai le mot "rires" entre parenthèse. Voici un exemple (que je vous livre avec dégoût).

« Mais alors, ce que tu dis là, c'est une sorte de trahison ?
— Oh moi je ne sais pas. Va plutôt demander à Pascal (rires).»

C'est dans l'intimité de soi-même, sans tambours ni trompettes, ni souffleurs à feuilles, que nous est révélé l'indigente petitesse de nos ambitions.

Ayant pris conscience de la microscopique renommée dont je bénéficie auprès de mes contemporains, j'ai décidé de prendre les choses en main en envoyant aux agences de presse mondiales un communiqué dans lequel j'indique que je me fiche totalement de ne pas être connu. En voici le texte.

M.AppAs tient à informer l'ensemble des médias internationaux qu'il se contrefiche éperdument de ne pas bénéficier d'une renommée mondiale. M.AppAs souhaite également faire savoir à ses proches, peu nombreux, qu'il continue de les apprécier à leur juste valeur, voire même, de les aimer. Au cas où la situation actuelle évoluerait, M.AppAs ne manquera pas d'en tenir informé la communauté planétaire.

Tout ce petit monde qui gigote.

Le minuteur, qui s'est réveillé trop tard, n'a malheureusement pu rejoindre ses camarades. La cocotte-minute, en revanche, a été particulièrement ponctuelle, même si elle y  a laissé quelques plumes. L'essuie-tout a affronté les échecs avec un flegme remarquable. Quant au ramasse-miettes, il s'est contenté, comme à son habitude, du minimum. L'allume-cigare a tenu des discours enflammés à caractère nettement pro-cubain. Le démonte-pneu ne s'est pas laissé impressionner. Le pare-choc a trouvé un bon créneau, bien qu'un peu étroit. Le grillle-pain s'est pris un uppercut brûlant. Le lance-flamme s'est embarqué dans des déclarations passionnées. Et le papier tue-mouche s'est fait agresser par des mouches tue-papier.

AdopteZ un moutoN

Je me permets de vous proposer — si vous en êtes d'accord — de procéder, en échange de quelques euros, à l'acquisition d'un livre dont je suis l'auteur et dont le titre, Considérations non dénuées d'intérêt, selon moi, concernant, spécifiquement, le mouton tarbais a été spécialement conçu pour ne pas dépasser de la couverture. Cet ouvrage, il me semble, comporte un bon nombre de considérations amusantes qui ne manqueront pas de vous divertir. Le mouton, tarbais, quand à lui, ne sera pas mécontent, tout en demeurant au calme sous les ombrages de sa pâture, de voir quelques amateurs éclairés consentir à distraire un peu de leur temps pour venir s'intéresser aux tenants et aboutissants de son existence passionnante, mais humble. En espérant avoir très prochainement le plaisir de dialoguer avec vous au sujet de cette si sympathique figure de nos pâturages et prés, je vous prie d'agréer, chère lectrice, cher lecteur, l'expression de mes plus sincères salutations.

80 pages
Papier bouffant ivoire 80 g
Superbe couverture sur papier Carte couchée satinée 1 face 275g
Composé en Garamond, sur OpenOffice.
ISBN 978-2-9535765-0-4

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J'ai projeté violemment mon téléphone sur le sol jusqu'à ce qu'il avoue où il était.

Décryper la LQR (3)

« Cette crise n’est pas seulement une crise mondiale.
Cette crise, n’est pas une crise dans la mondialisation.
Cette crise est une crise de la mondialisation.»

1) Répétition (anaphore) :  on veut forcer la mémorisation.
2) Confusion : la médiocre tentative de jeu avec les mots entraîne le brouillage du message. Anxyogène.

Ensemble, décryptons la Lingua Quintae Republicae MMX, qui nous fait tant de mal.
In Memoriam : Victor Klemperer (1881 - 1960)

Soyons direct, du droit, comme du gauche.

Ce match de boxe commence à prendre un étrange tournure. Pourquoi l'arbitre favorise-t-il systématiquement la sole ? Heureusement le public soutient à fond le pauvre nénuphar. Ce qui me gêne aussi, c'est que le type à côté de moi ne cesse de ricaner en grinçant des pinces. Je le trouve très « zarbi » et ne suis guère à mon aise. Et voilà, ça me reprend. Quand je stresse, je claque des valves. Je déteste ça. À la fin du round, je quitte la salle et j'appelle Joey l'Ours. On ira se fumer des pétards chez son cousin Winie (qui n'est pas l'ourson asexué et stupide des dessins animés) mais une huître. Ne venez surtout pas — je vous connais — me demander d'emmener avec moi, « pour être gentil », Carel-Kurbenkian, le crabe, sous prétexte qu'il est triste. Ce type est un plombeur d'ambiance professionnel. Que ne passe-t-il son temps à galoper, hurluberlu et joyeux, dans la neige au clair de lune ?

Les masses marchent droit.

Après avoir prononcé nos vigoureux discours insurrectionnels, nous allons entraîner derrière nous une foule enthousiaste et révoltée, puis, dans un virage, nous trouverons bien un moyen de nous esquiver.

L'allumette qui met le génie aux poudres.

Les grandes décisions, contrairement à ce qu'on croit, peuvent parfaitement tenir dans de petites boîtes en carton hâtivement fabriquées.

Décrypter la LQR (2)

« Et ne pas tirer des événements que nous avons connus il y a un an, la conclusion qu’il nous faut changer profondément, alors si nous ne changions pas, nous serions irresponsables.»

1) Désordre syntaxique : confusion, désarroi langagier, gêne, incapacité à maîtriser le langage ; l'agressivité n'aime pas les formes d'expression trop "complexes".

Ensemble, décryptons la Lingua Quintae Republicae MMX, qui nous fait tant de mal.
In Memoriam : Victor Klemperer (1881 - 1960)

Sur les troubles lieux de nos souvenirs occultes

Nous voici à Paris en 1943,sur l'avenue des Champs-Élysées, face au cinéma Le Normandie, (actuel UGC Normandie). À l'affiche, La ville dorée (Die Goldene Stadt), réalisé en 1942, par Veit Harlan, à qui l'on doit le célèbre — et désolant — film raciste Le Juif Süss. La Ville dorée oppose la santé du monde rural à la décadence de la grande ville à travers l'histoire d'une fille de paysan de Bohème, Anna, qui s'enfuit pour Prague, d'où elle revient, larguée par son amant malhonnête, enceinte, déshonorée et méprisée de tous. Elle met fin à ses jours en se jetant dans un marais... Alors que le film était entièrement terminé, Goebbels « tripatouilla le découpage », comme le raconte Harlan, en exigeant que l'histoire se concluât par un suicide, afin qu'Anna soit punie de la souillure qu'elle avait apportée à la race de ses pères. De plus, il voulait une déclaration de la jeune héroïne qui soit sans ambiguïté. Elle devait dire: « Je n'ai pas suffisamment aimé ma patrie, c’est pourquoi je dois mourir.» L’année suivant la sortie du film, Goebbels, au nom de Hitler, élevait Veit Harlan au rang de « Professor ».  À Paris, au Normandie, en 20 semaines d’exploitation, 350 000 spectateurs voient le film, battant ainsi tous les records d’entrées.
Pendant ce temps, dans le cinéma d'à-côté, le Cinéma des Champs-Élysées, les Parisiens pouvaient voir, en exclusivité, Forces occultes (1943) de Paul Riche, sur un scénario de Jean Marquès-Rivière. Ce  film de propagande anti-maçonnique et anti-juive raconte la vie de Pierre Avenel, un jeune député qui se laisse convaincre de rejoindre les franc-maçons et constate, une fois initié, que ses nouveaux amis, cyniques manipulateurs des masses, conspirent avec les Juifs et les partis de gauche pour entraîner la France dans une guerre contre l'Allemagne. Projeté pour la première fois le 9 mars 1943 en présence de l’ambassadeur Fernand de Brinon, Force occultes bat, lui aussi, tous les records de recettes. À la Libération, Jean Marquès-Rivière et Paul Riche (de son vrai nom Jean Mamy), tous deux anciens francs-maçons, furent jugés pour collaboration avec l'ennemi. Le 25 novembre 1945, Marquès-Rivière, qui s'était exilé, fut condamné à mort et à la dégradation nationale. Jean Mamy fut condamné à mort et exécuté à la forteresse de Montrouge le 29 mars 1949. Quelques commentaires de la presse de l'époque, sur Forces occultes.

Le Matin : « Pour la première fois de son histoire, la maçonnerie subit la dissection publique, la divulgation, la dispersion brutale de ses oripeaux, de ses appétits, de ses fantoches... Forces occultes, bain de vérité, est un acte courageux et salubre ».

L’Union française : « ... Un beau film qui fera réfléchir le spectateur... »

Sources et ressources
>http://www.abc-lefrance.com/fiches/Villedoree.pdf
>http://encinematheque.net/real/R27/index.asp
>Le Cinéma allemand selon Goebbels, autobiographie de Veit Harlan (1962), traduction française parue aux éditions France-Empire (1974).
>http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Forces_occultes&oldid=48556001
>Voir (ou pas) Forces occultes : http://fratepinal.org/index.php?page=forces-occultes
> Les photos de Robert Bothner pour voir Paris sous l'Occupation, en couleurs, comme si c'était hier, chez Marieunet : http://marieaunet.blogspot.com/2010/01/robert-bothner-paris-sous-loccupation.html

Parfois c'est facile de se moquer, et je le fais.

> d'autres auteurs de ce même acabit

Décrypter la LQR (1)

« Augmenter les impôts serait une fausse solution. Ceux qui la préconisent mentent aux français car plus d’impôts, c’est moins de croissance.»

1) Suspicion : des gens malintentionnés mentent à leurs concitoyens
2) Simplification : il y a de «fausses» et de «vraies» solutions.
3) Formule : plus de ... c'est moins de...

Ensemble, décryptons la Lingua Quintae Republicae MMX, qui nous fait tant de mal.
In Memoriam : Victor Klemperer (1881 - 1960)

Aimez-vous le fromage fichu en fins copeaux ?


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