Hé, petit, écoute ! Si tu appelles à voter pour moi au premier tour dans la troisième circonscription, je ferai voter pour ta soeur dans la première circonscription au second tour. Et si ta soeur acceptes de ne pas donner de consignes de vote en ta faveur au premier tour dans la seconde circonscription, je m'engage à ne pas faire voter contre toi au second tour dans la troisième circonscription au cas où ta soeur ne passerait pas au premier tour dans la première circonscription. En cas de triangulaire dans la seconde circonscription, je m'arrangerai pour que ceux qui n'ont pas voté pour toi au premier tour dans la seconde circonscription votent contre ta soeur au second tour dans la première circonscription. Ça t'éviteras d’appeler à voter contre moi dans la troisième circonscription au second tour sauf si tu choisis de te désister (ce que je ne te conseille pas). Si ta soeur brandit la menace de l'invalidation du scrutin au premier tour dans la première circonscription, dis-lui que je m'arrangerai pour que les votes dans la seconde circonscription se reportent sur toi au second tour. Alors petit, c'est d'accord ? Il me semble qu'on a là une stratégie à la fois solide et claire. « Ça le fait ! » comme vous dites entre vous, aujourd'hui, les jeunes. J'entends ta voix grêle et nasillarde piailler « Trop ap ! » dans mon téléphone électronique portatif. Pourrais-tu préciser ta pensée ?