JJRL_013

« Jean-Jacques Royer-Legrand !
— Oui, ma tante ?
— Vous semblez pressé.
— J'ai rendez-vous avec Émilie, ma tante.
— Ne vous justifiez pas. Et venez me voir.
— Je crains, ma tante, d'être en retard.
— Voulez-vous que j'appelle Mathieu Cosson au sujet de votre stage ?
— Ça me déplairait.
— Je ne vous retiens pas longtemps. Nous allons, ensemble, tenter de résoudre une petite énigme.
— Avec joie, ma tante.
— Il manque des sous-vêtements dans ma garde-robe.
— Vous pensez, ma tante, que Lucinda aurait pu...
— Non.
— Le commissaire Lefuel, toujours un peu fétichiste, enfin, parfois ?
— Ha, ha !
— Une de mes cousines ?
— Mouahahahaa !
— Elles étaient là dimanche, ma tante.
— La plus âgée a huit ans.
— Par jeu, pour se déguiser en princesse.
— Jean-Jacques Royer-Legrand, vous n'êtes ni convaincu, ni convainquant. De plus, vous êtes rougeaud et vous suez.
— Je crains qu'Émilie ne m'en veuille.
— On va faire vite. Quelle est cette bosse dans la poche ventrale de votre ridicule habit de jeune à capuche ?
— Une bosse, ma tante ?
— Jean-Jacques Royer-Legrand, vous revendez à je ne sais qui mes sous-vêtements. Cela m'est désagréable et vous le savez.
— Pardon, ma tante.
— Que ce soit la dernière fois.
— Oui, ma tante.
— Amusez-vous bien, je ne vous retiens plus.
— Merci, ma tante. Puis-je embrasser Émilie de votre part ?
— Ça, c'est une autre histoire. Nous en reparlerons.
— Bien, ma tante. »